En décembre 1777, le Sultan du Maroc Moulay Mohammed ben Abdallah, fut le premier État à reconnaître l’indépendance des États-Unis, indépendance dont le 250e anniversaire a été commémoré avec éclat, le 6 janvier 2026, au Capitole où étaient réunis des représentants des deux chambres du Congrès, des diplomates, des chefs militaires, des représentants de la communauté marocaine et diverses personnalités de la société1. Le Maroc est considéré depuis 2004, comme un allié majeur hors OTAN des États-Unis (Major Non-NATO Ally), statut accordé à un nombre limité d’États partenaires2. Depuis le 10 décembre 2020, les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur les provinces du Sahara ; cette décision du Président Donal Trump a été maintenue par l’administration Biden et confirmée en avril 2025. De son côté, le Roi Mohammed VI a donné une réponse favorable à l’invitation du Président Trump à devenir membre fondateur du Conseil de paix créé par le président américain. La confiance stratégique entre les deux États s’illustre aussi à travers le rôle actif de Sa Majesté dans la recherche d’une solution au Proche Orient entre les Palestiniens et Israël et l’aide humanitaire apportée au territoire de Gaza.
L’histoire l’enseigne, les relations entre les deux États sont constantes depuis le XVIIIe siècle. Le traité de 1786 est considéré comme le plus ancien traité encore en vigueur entre les États-Unis et un pays étranger, il avait une dimension commerciale et stratégique en lien avec les guerres contre les Barbaresques ou en cas de guerre européenne. Dans le passé, il y eut certes des incidents entre les deux puissances, liés à la course, mais lors des guerres barbaresques (contre Tripoli ou Alger) la marine américaine a toujours trouvé refuge dans les ports marocains en 1804-1805 ou en 1814-1815. Durant la guerre de sécession, les navires fédérés pouvaient s’abriter dans les ports chérifiens tandis que les navires confédérés étaient considérés comme pirates. Au XIXe siècle les relations furent troublées par des difficultés liées aux protections consulaires qui donnèrent lieu à des démonstrations de la force navale américaine devant Tanger 3. Cette politique de la canonnière visait surtout à obtenir des possibilités de commercer à égalité avec les autres nations au titre de la « porte ouverte ».
La position stratégique du Maroc aux vastes plaines ouvertes sur l’Atlantique, riverain du détroit de Gibraltar qui ouvre un passage naturel vers la Méditerranée, offre aux États-Unis une opportunité de projeter leur force et leur influence par une alliance indispensable. À plusieurs reprises, l’US Navy a permis de démontrer l’intérêt et la présence des États-Unis notamment lors de la conférence d’Algésiras qui révèle l’intérêt stratégique des américains autant que celui de la « porte ouverte »4. Hostiles au protectorat, aussi bien français qu’espagnol, les États-Unis s’attachaient à défendre les privilèges capitulaires et la clause de la nation la plus favorisée résultant de la convention de Madrid et de l’acte d’Algésiras, soucieux de conserver leurs positions commerciales notamment dans les importations marocaines. Avec ténacité, les États-Unis n’ont cessé de se prévaloir du traité de Meknès de 1836 qui leur accordait le traitement de la nation la plus favorisée. En revanche, s’il est vrai qu’initialement ils ont refusé de reconnaître le protectorat français en 1912 pour préserver leurs droits et privilèges, ils ont reconnu ce régime après leur entrée en guerre en 19175 ; de même, ils n’ont pas adhéré au statut de Tanger de 1923 qui fixait la zone internationale mais ils n’en rejetèrent pas l’existence et, après la deuxième guerre mondiale, ils ont participé à l’administration provisoire de Tanger en considérant leur présence comme importante sous l’angle diplomatique et stratégique. Leurs préoccupations économiques se doublent de considérations stratégiques lors des guerres mondiales, singulièrement après les accords Weygand-Murphy (1941). Le débarquement allié en Afrique du nord (opération Torch, 8 novembre 1942), et la conférence d’Anfa6 placent le Maroc au premier plan de la stratégie américaine et des opérations de la seconde guerre mondiale. Du fait des entretiens avec les dirigeants des puissances alliées, le rang du Sultan Mohammed V était reconnu et dès 1943 les demandes d’indépendance du Maroc dans son intégralité territoriale furent formellement exprimées7, bien que par la suite les accords Bidault-Caffery (1948-1950) relatifs aux bases américaines fussent signés sans que le Sultan fût consulté8. Le gouvernement marocain ne fut pas consulté lors de leur fermeture en 1958, bien que des conversations aient été conduites par le Prince héritier Moulay Hassan à partir de 1957 pour leur évacuation. Ces bases ont été rétrocédées au Royaume, celle de Nouaceur étant réaménagée en aéroport de Casablanca, étant entendu qu’elles peuvent être utilisées par les forces américaines, notamment lors de l’emploi de la Force de déploiement rapide, sans pour autant donner lieu à un stationnement permanent de personnel militaire au Maroc. De nos jours, selon certaines rumeurs, les États-Unis étudieraient la possibilité de déplacer des bases aériennes et navales situées en Andalousie (Rota et Moron) vers le Maroc, face aux influences russe et chinoise, bien que ce transfert placerait les forces américaines en cause hors du parapluie de l’OTAN.
Un partenariat stratégique
Au-delà de l’acte fondateur, de 1777, ce rappel historique marque la pérennité du partenariat stratégique entre les deux États. Une délégation marocaine s’est rendue à la 14e réunion du Comité consultatif de défense américano-marocain à Washington du 14 au 16 avril 2026. Conduite par le ministre délégué chargé de l’administration de la Défense nationale, la délégation a été reçue par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth en présence des ambassadeurs respectifs des deux parties : Youssef Amrani et Duke Buchan III.
Ce fut l’occasion de rappeler l’importance du soutien des États-Unis au principe de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur ses Provinces du sud. La présence du Maroc dans cette région est pour les États-Unis un gage de stabilité, comme l’illustrent les initiatives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en particulier sur le projet de gazoduc Maroc-Nigeria et l’initiative atlantique qui ouvre l’accès des États du Sahel à l’océan.
La coopération actuelle entre les deux États est traditionnelle. Elle porte sur les équipements et les capacités militaires mais aussi la formation des cadres, l’échange d’expertises, l’organisation d’exercice conjoints dans le cadre notamment de l’exercice African Lion. Cet exercice annuel conduit depuis 2004, au Maroc, par le commandement américain pour l’Afrique (USAFRICOM) et les FAR, couvre divers aspects de la coopération, logistiques, de sécurité civile, d’entraînement, d’évacuation aéroportée, exercices tactiques terrestres, aériens et maritimes, mais aussi de lutte contre le terrorisme, le renseignement, le contrôle des flux illicites les opérations cybernétiques et la stabilité régionale9… Les récentes discussions ont permis d’évoquer le renforcement des relations en matière de défense, d’industrie militaire, de cybersécurité mais aussi – ceci est nouveau – la capacité à conduite des opérations conjointes.
Néanmoins, cette réunion dénote une évolution. Celle-ci peut s’apprécier à la lumière des positions du Président des États-Unis à l’égard de l’OTAN, de l’Amérique latine, du Groenland et surtout des crises internationales actuelles et potentielles. Une feuille de route stratégique à l’horizon 2030 avait été adoptée, puis un nouveau document à l’horizon 2036 a été signé à Washington le 16 avril 2026 par les deux États qui révèle une volonté d’intégration plus forte et l’importance accordée au Maroc par les États-Unis dans le réseau de leurs alliances. Cela passe d’abord, par l’acquisition de matériel par le Maroc et l’accès à des technologies de pointe qui font du Royaume un partenaire privilégié pour des futurs projets militaires. Surtout, sur instruction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le 13 juillet 2026, le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces Armées Royales et commandant de la zone sud, a signé à Stuttgart, au siège de l’US AFRICOM, un mémorandum d’accord qui va au-delà de la simple coopération militaire. L’autre partie à cet accord était représentée par le général Dagvin Anderson, commandant de l’US Africom. Ce mémorandum porte création de l’Africa Multidomain Training and Experimentation Center (AMTEC) dont le siège se situera au Maroc, à Tan-Tan, d’ici 2030. Cela marque une étape dans l’architecture stratégique fondée « sur des jalons de confiance mutuelle et de volonté commune en faveur d’un partenariat stratégique afin de faire face aux menaces communes », selon le communiqué de l’état-major des Forces armées royales10. Ce centre établi à Tan Tan ne sera pas un simple camp d’entraînement ; il regroupera trois composantes : une zone d’entraînement multidomaine qui permettra la préparation des forces et des systèmes dans tous types d’environnement, une académie des drones qui formera les opérateurs, les planificateurs et les instructeurs issus du Maroc ainsi que de pays africains partenaires et un Centre d’innovation et d’expérimentation qui a pour fonction de développer, tester et évaluer les capacités émergentes à partir de solutions peu coûteuses et modulables.
Deux traits caractérisent l’originalité du projet : d’une part, la structure ainsi créée est ouverte au continent, il s’agit en particulier de former des soldats marocains mais aussi ceux d’autres États africains, notamment pour la lutte contre le terrorisme qui pèse sur l’Afrique de l’Ouest, en les préparant aux techniques des conflits asymétriques. D’autre part, le centre d’innovation et d’expérimentation permettra de développer les compétences du personnel de la conception à la mise en œuvre opérationnelle. Les deux parties constitueront ainsi des partenaires fiables et compétents non seulement pour innover, expérimenter mais aussi envisager des exportations en associant chercheurs, experts, industriels dans le secteur de la défense et des nouvelles technologies. Le général Anderson a résumé cette ambition avec clarté : « Ce partenariat représente une occasion majeure pour les bases industrielles de défense américaine et africaine, ainsi que pour les institutions universitaires, d’expérimenter, d’innover et de développer des solutions évolutives et adaptables dans le domaine des technologies émergentes »11.
Le Maroc illustre ici qu’il a su allier par sa stabilité institutionnelle et politique, les atouts de sa position géographique, de la qualité de ses forces armées et de son potentiel intellectuel, technologique et industriel.
Sans doute le renforcement du partenariat américain avec le Maroc montre que les États-Unis considèrent le Royaume comme un allié fiable et constant. Cela pèse sur les pays voisins au Maghreb mais vise aussi l’influence chinoise et russe en Afrique du nord, y compris sur le plan économique.
Le partenariat économique.
L’accord de libre-échange entre le Maroc et les États-Unis du 15 juin 2004, entré en vigueur le 1er janvier 2006, est le seul conclu par les États-Unis en Afrique12. Comme tout accord de cette nature, il tend à démanteler les droits de douane ou un grand nombre d’entre eux, de façon asymétrique en faveur du Maroc sur les produits agricoles et industriels sauf sur les produits du textile pour lesquels l’accord prévoit un traitement symétrique. Il vise à encadrer les services, les investissements et la propriété intellectuelle ; il porte également sur les marchés publics, l’environnement et le travail. Les droits de douane ont été éliminés sur plus de 96% des produits, pour les autres le démantèlement est prévu sur une période de neuf ou quinze ans. Pourtant, en juillet 2026, l’administration américaine envisage une surtaxe de 12,5% sur certaines exportations marocaines, sur la base de la section 301 du Trade Act portant sur les dispositifs suffisamment efficaces de lutte contre les importations de produits issus du travail forcé. Toutefois, les États-Unis ne remettent pas en cause la législation marocaine du travail qui interdit et sanctionne le recours au travail forcé, comme la servitude et autres pratiques13. L’aspect soulevé par l’administration touche exclusivement à l’absence de dispositif douanier de contrôle des flux d’approvisionnement et au blocage des marchandises suspectes importées. Certains secteurs seraient plus particulièrement exposés à cette mesure, notamment le textile, l’agroalimentaire, les composants industriels ou certains produits chimiques. Il y aurait des règles spécifiques pour les textiles, avec la possibilité de bénéficier de taux réduit en fonction de la quantité de matière première américaine utilisée dans la fabrication14. Ce type de difficulté pourrait être résolu au sein du comité de suivi prévu par l’accord qui se réunit alternativement dans chacun des deux partenaires.
En 2025, pour un volume global des échanges commerciaux de 7,4 milliards de dollars, les États-Unis ont importé pour 1,9 milliard de dollars de biens en provenance du Maroc15 et exporté vers le Royaume 5,5 milliards de dollars16. Il importe de rappeler à cet égard que le Maroc est un hub naturel entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques, doté du port de Tanger Med et d’infrastructures logistiques modernes. Cependant, le Maroc importe plus qu’il n’exporte vers les États-Unis ; il y aurait donc lieu de renforcer la valeur locale ajoutée plutôt que miser sur l’importation de biens et le transit.
S’agissant des investissements, le Maroc attire toujours plus d’investissements directs étrangers (IDE), selon l’OCDE, à la faveur de grandes réformes économiques structurelles et d’une bonne performance économique mais aussi de sa situation géographique stratégique qui en fait la porte vers le continent africain. Les investisseurs ont besoin de sécurité, économique sociale et surtout politique or, exemple unique de stabilité sur le continent, le Royaume du Maroc offre cette garantie par sa dynastie millénaire et la sagacité de son souverain.
Avant l’an 2000, le stock d’IDE représentait moins de 20% du PIB. Il a progressé de manière constante pour s’établir à 50% en 2022, le Maroc devançant alors plusieurs pays de la région MENA et la moyenne des pays de l’OCDE. Ces investissements se concentrent dans les services (40%) l’industrie manufacturière (25%) et la construction (22%) ; dans le secteur des services les télécommunications, le tourisme et la finance sont les principaux bénéficiaires. Les entreprises européennes représentent environ 55% du stock d’investissements directs étrangers au Maroc et les investisseurs de la région MENA environ 25%, le reste (14%) vient d’Amérique du nord et d’Asie17. Les investissements américains portent principalement sur les secteurs automobile et aéronautique, l’agroalimentaire et les technologies industrielles18.
Des facteurs géopolitiques sont de nature à influencer les décisions politiques américaines en Afrique et en particulier au Maroc. La Chine a considérablement renforcé son engagement économique en Afrique. À l’occasion du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) à Pékin en septembre 2024, le président Xi Jinping a annoncé un soutien financier de 360 milliards de yuans (soit 50 à 51 milliards de dollars) sur trois ans (2025-2027). Cela comprend 210 milliards de yuans de lignes de crédit, 70 milliards de yuans d’investissements d’entreprises chinoises et 80 milliards de yuans d’aides diverses19. Cette stratégie dépasse le seul financement d’infrastructures.
Le plan d’action du FOCAC ne consiste pas seulement en des transferts de capitaux ; il envisage des partenariats industriels, la coopération dans les technologies numériques, l’énergie, l’agriculture, la santé, la formation professionnelle. Il s’accompagne de programmes de transfert de compétences de formations techniques, d’échanges académiques et de soutien à la création de zones de coopération économique et industrielle. Selon le FMI (Fonds monétaire international), la relation de la Chine avec l’Afrique repose sur une combinaison d’investissements directs, d’industrialisation, de commerce, de coopération technologique et de développement des capacités locales. Avec le Maroc la Chine a établi un partenariat stratégique en 2016 qui a favorisé les échanges bilatéraux, l’arrivée d’entreprises chinoises et l’intégration du Royaume dans les initiatives internationales de la Chine20. Cela est de nature à stimuler l’intérêt de l’Amérique qui trouve au Maroc un ancrage solide.
À cet égard, l’initiative atlantique de Sa Majesté lancée en 2023 et l’ambitieux projet portuaire et logistique de Dakhla, placent le Maroc dans une position stratégique entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques. D’une part un espace atlantique africain se dessine autour du Maroc, avec le Sénégal, la Guinée Bissau, le Libéria, le Gabon, la Mauritanie, d’autre part le désenclavement et la sécurisation du Sahel voulus par le Roi rencontrent l’intérêt porté par les États-Unis à ces États et à l’exploitation des minerais, notamment l’or et les terres rares, comme en témoigne la réunion de Washington organisée par le Président Trump avec les présidents du Libéria, du Sénégal, de Mauritanie, de Guinée-Bissau et du Gabon en juillet 202521.
Ainsi, la relation entre les deux États s’inscrit dans une constante et se transforme au gré de l’évolution du monde. Au XVIIIe siècle sur la côte atlantique que le Maroc sauvait les naufragés des navires américains, aujourd’hui une communauté atlantique nouvelle se dessine dans laquelle les deux États se retrouvent dans un monde instable22.
Jean-Yves de Cara
Professeur émérite Faculté de droit Sorbonne Paris Cité
Avocat au barreau de Paris, Bremens Avocats Paris Lyon Genève
NOTES:
1 Hajar Ben Hosain, Maroc-États-Unis : 250 ans d’amitié et des équilibres diplomatiques en évolution, 9 janvier 2026 Maroc Diplomatique. Voir aussi : Farid Bahri, Maroc-Amérique, un partenariat de deux siècles et demi. Essai de géopolitique, Paris, 2024.
2 US Department of State, Major Non-NATO Ally Status, Bureau of Political-Military Affairs, January 20, 2025 ; les textes législatifs applicables sont notamment : 22 U.S.C. §2751, 22 U.S.C. §2321k, et 10 U.S.C. §2350a. Dix-neuf États bénéficient de ce statut qui emporte un certain nombre de privilèges militaires et économiques
3 Les difficultés ont commencé dans les années 1880 et ont atteint leur paroxysme lors de l’enlèvement du citoyen américain richissime Perdicaris et de son gendre britannique, Varley, en 1904 par le « rogui » al Rassouni dans les montagnes du Rif. Le Président Théodore Roosevelt n’a pas hésité à envoyer six navires de guerre devant Tanger, illustrant la politique de la canonnière largement utilisée par les puissances occidentales avant la première guerre mondiale. L’affaire est rapporté par le comte de Saint-Aulaire, Confession d’un vieux diplomate, Paris 1953, pp. 101 et ss.
4 Voir André Tardieu, La conférence d’Algésiras : histoire diplomatique de la crise marocaine, Paris, 1908 (éd. Félix Alcan) rééd. 2016 (Hachette BNF).
5 Lettre du 20 octobre 1917 adressée par le secrétaire d’État Robert Lansing au gouvernement français reconnaissant officiellement le protectorat et les arrangements avec l’Espagne. Cela a été discuté devant la Cour internationale de justice dans l’affaire des droits des ressortissants américains au Maroc (1952), mémoire soumis par le gouvernement français le 1er mars 1951.
6 14-24 janvier 1943, le Président Roosevelt, le Premier Ministre Winston Churchill, le général Giraud, le général de Gaulle.
7 Charles Saint-Prot, Mohammed V ou la monarchie populaire, Monaco 2011, p. 122.
8 Kenitra, Ben Guerir, Sidi Slimane, Boulhaut (Benslimane) et Nouaceur sur lesquelles étaient répartis 20 000 soldats américains. Ces bases ont rapporté 30 millions de dollars par an à l’Empire chérifien.
9 Voir www.africom.mil, consulté le 16 juillet 2026.
10 Voir la presse marocaine, notamment Maroc Diplomatique, Atlas Info, Telquel.ma, APA News et en particulier Le Matin, 14 juillet 2026.
11 Cité par Brahim Mokhliss, Le Matin, 14 juillet 2026.
12 Texte de l’accord sur le site du Ministère de l’industrie et du commerce du Maroc en Français, Anglais et Arabe. Voir aussi USTR, US-Morocco Free Trade Agreement, Summary of the agreement, 24 pages.
13 Code marocain du travail et loi de 2016 relative à la lutte contre la traite des êtres humains, la servitude et les pratiques assimilables à l’esclavage. Le Maroc figure parmi 60 économies visées par l’USTR (Bureau du représentant au Commerce des Etats-Unis), Finances News, 24 juillet 2025 ; US hits 60 trading partners with new duties as Donald Trump rebuilds tariff wall, Financial Times 24 July 2025.
14 Bladi.net consulté le 23 juillet 2026.
15 Textiles, composants automobiles, produits aéronautiques, engrais phosphatés et produits chimiques, produits agricoles (huile d’olive, agrumes…)
16 Equipements industriels, aéronautique, matériel agricole, produits énergétiques, technologies de l’information et services…
17 La France est le premier investisseur, suivie par les EAU puis l’Espagne.
18 OCDE Examens de l’OCDE des politiques de l’investissement : Maroc 2024
19 IMF (International Monetary Fund) 11 avril 2026.
20 Le Matin 18 juillet 2026.
21 Alex Vines, Lunch with Trump : US Africa strategy, Chatham House, 2025 ; le Wall Street Journal 9 July 2025 évoque aussi la possibilité pour les États-Unis d’envoyer dans ces États des étrangers expulsés que leur État d’origine n’accepte pas de reprendre.
22 Atlantic currents. The wider Atlantic : building partnerships in an era of instability, ed. by Mohammed Loulichki, Policy Center for the New South, Rabat, December 2025.






